Les Feuilles de Paul

Bricolages et Labeurs Quotidiens

mercredi 16 mai 2012

Des moments qui chantent

Voilà, le soleil revient et en même temps, on se prent à espérer retrouver enfin un gouvernement avec des gens normaux, pas plus ambitieux que les autres et certainement quand même moiçns égoïstes et cynique que la bande précédente de voyous ayant mis sur les genoux des millions de miséreux pourtant parfaitement capables de participer à l'économie sociale globale mais que la bêtise incommensurable des égoïsmes survalorisés des téléspectateurs de l'innomable condamne à l'exclusion de tout.

Reste donc à se trouver les quelques espaces de rencontres et de partages de moments simples et colorés.

Ben ça se trouve.

rare

mais quand même

La chorale de grain de phonie se démène pour faire chanter même les moins doués sur des airs de variétés amourachantes d'histoire cousue sur mesure des poncifs du genre mélodramatique populiste... mais bon, y'a quand meme du bon coeur dans tout ça.

alors j'y vais

et pour les spectacles publiques, je fais les photos.

ça donne ça

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bon autrement

une vieille copine a mis sur sa page un titre de Melissmell que je trouve en plein dans le mille de mon ressenti global

ma france, tu me fatigues

mercredi 9 mai 2012

La pluie recommence à tomber

Il a fait beau ce dimanche là

et le soir, j'étais écrasé de fatigue après cette longue attente angoissée et puis consterné en fait à la certitude, comme certains, rares, analystes, l'ont expliqué, l'idéologie de l'individualisme égoïste et consummériste a tout noyé depuis ces trente dernières années, qu'il n'y a plus de lien social, que la préoccupation de chacun est tournée non pas seulement sur sa survie personnelle, mais surtout qu'aucun de ses prétendus acquis ne bénéficie à autrui !

une société dont l'immense majorité populaire, toutes classes sociales confondues, considère la notion fédératrice fondamentale de la solidarité économique comme méprisable, par effet de l'orgueil fasciné par l'espoir de réussite individuelle solitaire indépendante de tout environnement, est paradoxalement fédérée sur de un sentiment d'associabilité et même d'anti-sociabilité.

alors je regardais le ciel et écoutais les oiseaux, dont je me doute bien que leurs apparents chants joyeux racontent bien autre chose que de l'amour de son prochain, en me disant tout l'immense effort qu'une très, trop, rare minorité de consciences devrait avoir à faire pour convaincre, faire prendre conscience, de la bêtise destructrice de ces fondements idéologiques égoïstes.

et puis la nuit est passée, le lendemain a suivi le lendemain, et la pluie est revenue juste après que j'ai pris la précaution de faucher l'herbe du jardin où pointaient déjà de nombreux pieds de ronces.

j'ai encore ce jardin et ses arbres peuplés d'oiseaux et visité par les chats du voisinage, parfois même la renarde de la vallée, malgré la raréfaction des rongeurs et des insectes, base de la chaîne écologique locale et nos poubelles hermétiquement closes ne permettant plus aux sauvages poilus de survivre à l'action de pesticides entretenant des récoltes toujours artificielles et jamais assez lucratives pour les dominants.

il y aurait tant de lois à abroger

tant de décrets à défaire ou à refaire

tant de dominants à désactiver pour laisser... d'autres prendre leur place ?

c'est ça qui m'effraie : il est évident que le nettoyage semble impossible

il est évident que la refonte des consciences semble impossible devant la puissance des moyens de propagande hypnotique dont bénéficient les puissants

il est évident que le peuple lui-même est incapable de démocratie

alors que faire pour survivre ?

chercher les rares consciences et se rassembler : pour ne plus être seul ?

pour évangéliser ?

je relis les évangiles souvent, avec l'impression que depuis deux mille ans personne n'a rien compris, pas même les évangélistes, de ces messages, trop simples peut-être, trop mystérieux souvent...

et quand je me replonge aussi dans les écrits plus récents des archives marxistes, il m'apparait comme à d'autres que le démon de l'orgueil est toujours le plus fort : malgré l'antique avertissement des mythologies grecques montrant comment prométhée est interminablement rongé d'angoisse du fait de ce pécher d'orgueil déniant le monde et sa dépendance.

il est inutile de jeter la pierre à l'orgueilleux : cela ne lui fera rien comprendre, ni à ceux que leur angoisse ne désigne pas encore aux autres comme pécheurs

il faut

il n'y a que des devoirs et des dépendances

la liberté n'existe pas, c'est une tentation destructrice

mercredi 2 mai 2012

Histoire de fuir l'angoisse

C'est simple, nous sommes nombreux à attendre le verdict de ce dimanche : l'innommable sera-t-il écarté cette fois de...

Aurons nous un espoir de reprendre un peu de place dans ce monde, de retrouver quelques chemins vers la lumière...

Ou serons nous encore condamnés à subir la connerie et la bêtise méchante de l'écrasante masse d'ignobles concitoyens s'identifiant encore aux idées autant qu'au personnage de l'innommable ?

Je sais pas

et je crains le pire : la montée en puissance de tous les salauds qui me jugent indigne de tout travail auquel je postule avec réalisme depuis très longtemps

c'est terrible, et paradoxal pour moi qui pendant ce temps me force à aller vers les autres en m'inscrivant à des tas de sorties organisées par des gens du cru à partir d'un site internet...
très dur de rencontrer autre chose que des naïfs et d'éviter les connards de droite au crane rasé et à la cravate dans la tête même quand ils sont en jogging

souvent je pense à beaucoup de choses intuitivement senties depuis des années et des années, comme mon refus de faire des enfants dans ce monde tout en donnant tout aux quelques rares gosses de bon coeur que je croise un peu n'importe où.

je ne sais plus si c'est la solitude qui me pèse, la culpabilité d'avoir cédé il y a 12ans à la pression sociale des opinions populaires individualistes des gens de ma génération que je croisais depuis la fac jusque dans les milieux de travail.

je comprends mieux combien et comment je n'acquérerai jamais malgré tous mes efforts les habitus permettant insertion sociale, professionnelle et affective dans ce monde. le paradoxe c'est que ce qui me le fait comprendre c'est aussi cette démarche continuelle de recherche de l'autre et de comprendre le monde et donc de parcourir les milieux militants féministes (depuis 35ans) et marxistes (depuis un peu moins de 10ans)

là je reçois un spam du courrier international participant au spectacle lamentable de cette société de l'innommable en nous demandant d'aller nous "réjouïr" des bavardages imbéciles de gens bien sous tous rapports et grassement payés on ne sait avec quoi, pendant que des millions de gens comme moi sont enfoncés dans la misère sociale et économique du fait de la connerie de leurs prochains puisque la phylia constituant la sociation a disparu en chacun comme dans l'ensemble et que seul le processus de l'indifférence individualiste à l'autre est fédérateur des jugements et décisions du plus grand nombre ... et est au coeur même de l'idéologie du pouvoir fascinant les masses.

Plus que jamais il ne faut rien lâcher à l'égard de l'immigration, mais plus que jamais encore il faut approfondir ce qu'il y a derrière le phénomène de bouc-émissaire spectacularisé sur l'étranger car il est opérationnel à tous les niveaux sociaux dans toutes les prises de décision et toutes les affiliations.

dernièrement, j'ai revu ce vieux bouqiniste qui survit à Brest : il y a une évolution positive semble-t-il dans une partie de la jeunesse qui semble de plus en plus se libérer de la télévision et du net et replonge dans les sources livresques... et lui permet de vivre... il semble que d'autres observateurs relèvent la même chose chez une partie cultivée des gens de moins de 35 ans
mais au delà, jusqu'à 55 60 ans, c'est le grand vide : plus personne ne lit et tout le monde anone la télévision et les idées lapen-sarkozy
les gens de ma génération sont de parfaits succubes du spectacle individualiste

alors pour fuir cette angoisse

je me replonge dans de vieilles mélodies enchantées par John Coltrane et Mac Coy Tiner

Voilà, des fois ça fait du bien d'échanger avec une amie elle aussi angoissée à l'idée ignoble...

donc sur les suggestions d'Elodie je rajoute quelque chose qui là aussi est envoutant et me transporte dans un monde magique d'élégance et de beauté au delà de la géographie culturelle et des époques...

samedi 21 avril 2012

Grosse déception : la censure antivoyous est impossible

J'avais fait une feuille indiquant aux éventuels pauvres parents comment organiser le filtrage du net sur leur ordinateur pour éviter de tomber sur des sources de pollutions culturelles ignobles comme celle de la pornographie, de l'UMP et du FN.

Donc évidemment je suis allé faire l'essai moi-même de l'utilisation de Open DNS en montant un compte comme suit :

Je précise que je fonctionne sur une distribution Linux Debian Squeeze et que pour les autres il suffit d'adapter les chemins de fichiers de configuration et les ordres d'installation de logiciel, au système d'administration de votre distribution.

Les autres, ben remplacez votre système immonde par du Linux Debian ou Slackware, Fedora à l'extrème limite et arrêtez d'avoir peur d'internet : le plus grave danger c'est votre système d'exploitation lui-même conçu pour vous polluer culturellement.

Bon.

Changer de nameserver pour éviter la surveillance des fai

/etc/resolv.conf
en root : gksu gedit /etc/resolv.conf
#open dns
nameserver 208.67.222.222
nameserver 208.67.220.220

chattr -V +i /etc/resolv.conf

Puis
https://store.opendns.com/get/home-free
faire un compte
login/password

Aller sur l'espace d'administration du routeur et entrer les dns static dans les définitions à la place de ceux du fai
Login/password
80.10.246.1 81.253.149.10 ils ne sont pas modifiables sur la live box !!!!! et je suppose que sur d'autres FAI ça doit être pareil.

bon ben le FAI va filtrer les renvois vers les nameserver de Open DNS

ça sera pas parfait...

espace d'administration de open dns pour le compte
https://www.opendns.com/auth/?return_to=https%3A%2F%2Fdashboard.opendns.com%2F

installer ddclient pour mettre à jour l'ip dynamique
apt-get install ddclient

fichier de configuration de ddclient
en root :

gksu gedit /etc/ddclient.conf
##
## OpenDNS.com account-configuration
##
use=web, web=myip.dnsomatic.com
ssl=yes
server=updates.opendns.com
protocol=dyndns2
login=le login du compte
password=le password du compte
opendns_network_label #réseau déclaré dans le compte open dns : riluma

puis

Opendns dashboard
add the network
friendly name riluma


puis dans dashboard/settting choisir le réseau enregistré : cela fait apparaître la fenêtre de paramétrage du filtrage
par défaut elle est à none
la mettre à custom et choisir les thèmes filtrés
cliquer sur le bouton apply
et c'est fini

Sauf que voilà

En fait

y'a des catégories génériques à choisir

Les vilains trucs porno et autres c'est facile et ça marche

Mais en revanche pour organiser le filtrage des sites et sources de propagandes immondes de l'UMP du FN, etc... en france par exemple, ben y'a pas de sous catégories possibles.

Donc voilà hein, y'a juste la catégorie "politics" qui va évidemment aussi vous filtrer les sources honorables de Lutte Ouvrière.

Donc voilà ce que j'en dis moi de ces systèmes : c'est des trucs complètement cons qui vous prolétarisent en vous enlevant l'entretien d'un savoir faire de vigilance.

Le mieux à faire c'est d'apprendre à reconnaître les discours et les structures de discours au delà des simples termes employés afin de reconnaître efficacement par exemple que sous un discours de vidéo ordinaire et très policée ce cachent l'horribles propagandes populistes immondes de L'UMP et du FN dans les tractes des associations comme sos éducation et l'institut pour la justice.

Ces deux exemples sont caractéristiques des propagandes imbéciles dans lesquelles des tas de gens pas forcément mal intentionnés se font embarquer par sensationnalisme, récupération de la colère et des frustrations et mésinformations puis décérébration du fait de l'habitude de faire confiance au discours d'autrui pour peu qu'il présente tous les habitus de respectabilité sociales classique

Les voyous sont des gens rompus à toutes les procédures de respectabilités sociales de la bourgeoisie dont ils convoitent le pouvoir social.

Bref :

Laissez tomber Open DNS pour filtrer la propagande des voyous. je serais pas étonné du tout de m'apercevoir qu'opendns aussi soit grandement pollué par l'espèce dominante des voyous.

Donc c'est très simple hein pour désinstaller tout ça

On remet éventuellement nameserver 192.168.1.1 dans le resolv.conf pour se servir du dns de la box du fai.

On désinstalle ddclient avec l'outil par lequel on l'a installé sur sa distribution.

On retourne sur le dashborad de opendns, puis dans l'onglet setting et on met à none le filtrage, puis on enlève le réseau qu'on y a défini. J'ai pas trouvé comment détruire le compte qu'on y a mis !

lundi 9 avril 2012

Comprendre et aimer

à la suite d'une discussion avec une camarade sur un site militant, la question de la compréhension me semble centrale ainsi que celle de la philia et donc de l'"aimer".
Qu'est-ce donc que comprendre ?
Qu'est-ce donc qu'aimer ?
Depuis les platoniciens initialisateurs de cette analyse et de cette distinction, le regard de l'humain sur son propre fonctionnement a considérablement évolué
mais quel regard de l'humain ?
Quel humain ?

Seule la toute petite minorité d'individus se creusant la conscience, à toutes les époques, est véritablement concernée, dans le sens de capable de chercher le sens et l'expression de la justesse et du fondamentalisme de cette question.
Aux croisements et recoupements des lectures des divers penseurs analyste de ces questions, il revient systématiquement que l'homme du commun n'y comprend rien
et que le comprendre est la première étape vers le aimer. Pire, les témoignages d'analystes de toutes époques montrent toujours qu'ils sont motivés sur cette question par leur constat de la bêtise souvent cruelle et catastrophique socialement et politiquement, de leur contemporains et tout particulièrement des élites émergentes ou non des groupes sociaux qu'elles prétendent organiser et réguler dans leurs activités.

Ces derniers siècles voient le chamboulement dramatique de ce genre de question par les sciences humaines et sociales autant que par la philosophie.

Aimer, ça procède de l'économie du désir, donc du système de régulation des pulsions via les filtres de l'expérience d'un contexte social, culturel, historique.
L'homme du commun ne voit que l'effet affectif du phénomène et n'analyse rien de l'interdépendance de son histoire environnementale avec l'histoire de son environnement culturel. Toute individuation est le fruit de quelque chose de collectif, d'interdépendant. Personne ne se construit seul et aucune société n'est la somme des individualités constituant ses groupes. Chacun individu présente de nombreuse façons de s'identifier à des groupes de références et donc de nombreuses facettes d'individuation. Le phénomène est trop complexe et demande trop de rigueur à l'humain du commun dans sa relation affective qui lui semble être son propre, son libre arbitre.

Même quand j'écris ces lignes, je ne suis pas sûr d'exprimer et de voir tout ce qui est le fruit de tout ce qui m'a construit. Je ne choisis pas réellement le devenir de ce que j'écris et de ce que je suis. Je me lance dans une tentative de discours pour parcourir l'infini de ce que j'ai vécu qui est bien peu en regard de l'univers des possibles du monde.


Il n'y a pas de libre arbitre.

Je suis prédéterminé. Je découvre ma prédétermination par l'analyse et les expressions circonstanciées de ma personne tout au cours de mon histoire.

Comprendre, ça procède d'une analyse méthodique s'auto-analysant pour se contrôler dans son risque de passer par les filtres de l'économie des désirs, des identifications socio-culturelles, des projections affectives, des affiliations idées/affectes que génèrent immanquablement les relations sociales dont c'est le principe de fonctionnement et qu'il ne faut pas voir comme un inconvénient mais comme une nécessité de cohésion de tout groupe humain, voir animal :
c'est Kropotkine (http://www.marxists.org/francais/general/kropotkine/index.htm), naturaliste avant toute chose qui a développé, avant les néo-darwinistes comme Jay Gould, l'idée que l'évolution s'est faite beaucoup plus par le développement des capacités à la collaboration, l'altruisme, que par la concurrence et la rivalité, offrant du coup aux espèces développant de la sociabilité sur de la coopération des avantages adaptatifs inégalables en face des évolutions cataclysmiques des conditions environnementales et permettant mieux que la survie par rapport aux espèces restant individualistes et concurrentielles.

Loin de moi l'idée de dire qu'il faille plus de compréhension que d'affecte pour inspirer le regard de l'humain sur l'humain.
mais cela veut aussi dire qu'il faille autant d'altruisme que de rigueur et d'auto-contrôle de ses affects, ses identifications à l'autre, dans la construction de ses moyens de compréhension de soi comme de l'autre.

à la lecture, des différentes et nombreuses interventions de populations particulièrement militantes dans des mouvements comme les marxismes et les féminismes, j'observe que bien peu font preuve d'auto-analyse de leur affiliation affective à des idées et se cramponnent à des certitudes en répétant des catéchismes militants, sans même soupçonner n'avoir rien compris, assimiler des mécanismes constructeurs de ces catéchismes.

Ce que j'entends par catéchisme, c'est un corpus de réponses ou d'axiomes ou de concepts et de structures préfébriquées à partir de travaux riches de contextuations et d'analyses ainsi que de propositions d'apprentissages aux développements d'hypothèses comme d'applications pratiques, travaux dont on a fait des synthèses simplificatrices en recherchant une efficacité mémorielle et oratoire afin de répondre le plus rapidement aux situations ou aux interlocuteurs, mais aussi afin de faciliter l'identification primaire à ce corpus des individus prétendant incarner l'idéologie fruit des travaux initiaux.
Un catéchisme est toujours réducteur et n'apprend jamais à comprendre.
Car le "comprendre" demande beaucoup de patience, d'effort et donc de temps.

Mon sourire est très ironimque quand je tombe sur une personne assenant ça réponse catéchiste à une question naïve émanant d'une personne sympatisante mais étrangère au cercle fermé des initiés faisant alors preuve d'un autoritarisme militaire logique avec le comportement militant dont c'est le principe par ailleurs. Mais c'est aussi une facilité primaire. On n'a pas forcément le temps dans le rapport à l'autre de la situation vécue et pratique de tout lui expliquer.

Le comportement militant est issu d'époques où tous les mouvements, toutes les classes sociales, étaient inspirées par l'autoritarisme, ne pouvant concevoir l'altruisme, la collaboration, sans inscription et soumission à des hiérarchies d'autorité et avant toute chose se référant dans leurs actes et leurs discours à des autorités, des personnes distinguées par l'institutionnalisation de l'idée, du corpus idéologique définissant l'identité de membre constitutive du groupe.

L'apothéose historique de l'autoritarisme c'est le 20ème siècle, avec le stalinisme, et le nazisme pour prendre des pôles opposés, mais on peut en fait y mettre aussi l'esprit des phalenstères, la troisième république etc...
Et le 21ème siècle est incapable de s'en affranchir malgré que l'idéologie individualiste, ayant pris le dessus des inspirations comportementales, semble d'abord chercher à s'affranchir de toute autorité et récupérer par là certains principes de l'anarchie et du communisme.

Ce que j'observe de terrifiant un peu partout, y compris dans les fils de commentaires sur de nombreux sites idéologiquement motivés, c'est le refus, autant que paradoxalement la fascination, des affiliations à des autorités individuelles. D'un côté personne ne veut plus de "chef" et de l'autre les mêmes sont fiévreusement souteneurs de personnages prétendument porteurs de leurs aspirations. Il y a certes l'effet des circonstances de fabrication des élites politiques et sociales. Mais pas seulement, et j'observe surtout cela : comment les gens s'identifient paradoxalement de façons identitaires, culturelles, affectives, à des personnages "publiques", reproduisant ainsi le "spectacle" général, en créditant les acteurs de qualités de producteurs des discours, alors que l'analyse de cette production des discours montre que ces mêmes acteurs n'ont plus de libre arbitre (ils sont prédéterminés), pas plus que quiconque, mais encore moins du fait que le "spectacle" n'est rien d'autre que le sens de la pratique totale d'une formation économico-sociale, son emplois du temps. (Evangiles G.Debord,11) et que le spectacle se soumet les hommes vivants dans la mesure où l'économie les a totalement soumis (Evangiles G.Debord,16).

Incapables de comprendre le spectacle, les gens ne supportent plus le "à la fois" des choses en apparence contradictoires.
Ils sont tous rivaux les uns des autres dans l'image qu'ils veulent donner comme "bon" membre de l'idéologie du groupe en récitant des catéchismes.
et donc ne supportent en rien à la fois, les discours ironiques, humoristiques, moqueurs, de leurs couilles leur montant à la tête et de leurs chevilles explosives, et le discours naïf ou au contraire très documenté faisant preuve d'étrangeté au catéchisme, discours dont ils ne voient plus, incapables de comprendre autrement que par comparaison à l'identique, la communauté ou la sympathie.


Le spectacle est quelque chose de dramatiquement sérieux et viril.


Ils sont à la fois toujours soumis à des identités dépersonnalisées ou désindividuationnées et revendicateurs d'individualité méritoire. Ils sont le fruit de standardisations catéchistes et perdent ainsi de leur individuation c'est à dire à la fois ce qui leur permet de s'affilier par des concepts culturels communs à des habitus, donc des groupes de références, et d'incarner l'unicité de l'interprétation individuelle que l'histoire de l'incorporéïfication, l'inscription dans leurs psychologies et la réïfication de cette psychologie par l'action corporelle, c'est à dire comportementale, en boucle interactive, permet.

Contrairement aux apparences, ils sont beaucoup plus incultes que les générations précédentes du 20ème siècles, qui avaient bénéficié d'une formation d'esprit nécessitant patience, assimilation sur de l'analyse de sens et reconstruction de sens du fait que tout support de connaissance et de diffusion de discours était écrit et nécessitait techniquement une activité cognitive très particulière, distanciant le lecteur du monde et donc le mettant defacto dans une position auto-analysante de ses projections de sens.
ça ne suffisait pas comme l'histoire des cas stalinien et nazi l'ont montrer, mais ça existait quand même.


Là ça n'existe plus


L'écrasante majorité des gens n'a même plus de catéchisme à se renvoyer dans les figures.
Ils sont hypnotisés par le totalitarisme sensoriel de l'audio-visuel (cinéma, télévision, vidéo).
Les catéchismes écrits permettaient encore l'assimilation lente par l'éventualité du retour au texte et la médiation chercheuse de sens en regard du décalage de la réalité initiatrice de questionnement.
Maintenant, avec le document audio-visuel, qui est éphémère et ne sert jamais de support au retour à la source et au questionnement, d'une part mais qui de plus n'est jamais analysé et décrypté, parce qu'il est toujours assimilé de façon instantanée et émotionnelle, voire pulsionnelle, ce qui facilité la mémorisation d'un message primaire, immédiat, sur lequel on ne reviendra pas puisqu'il fait poids d'apparence réaliste, les catéchismes sont beaucoup plus inconsciemment incorporés, mémorisés, jamais remis en cause et de plus leur apparence de réalisme contredit la réalité. Freud expliquait que ce qui est inconscient est inaltérable alors que ce qui est conscient s'use.

ça induit encore plus de hiérarchies non dites, inavouées que ce qui était institutionnalisé dans le passé : tout le monde savait que l'autorité était ici ou là et comment. Les uns s'en offusquaient les autres s'y inscrivaient et personne ne l'ignorait. Donc il y avait possibilité de retour contre l'autorité, de révolte, voire de révolution.

Les hiérarchies induites par la rivalité entre personnes dépersonnalisée et désindividuées socialement sont totalement ignorées mais totalement actives.
Car l'appauvrissement de la désindividuation produit une frustration de l'être profonde, générant recherche de revalorisation permanente aux yeux du tout un chacun qui devient valorisateur autant que rival, médiateur de désir autant qu'objet de désir : on veut à la fois être l'unique que l'on n'est plus, que tout autre vous ressemble, que personne vous vaille et que tous vous reconnaisse comme valeureux... C'est l'enfer de la rivalité égalitariste de l'uniformité.

C'est le concours permanent des meilleurs élèves fayots dans chaque groupe.
C'est celui qui exprimera le plus efficacement une pulsion d'identification qui remportera l'adhésion des autres.

Il n'y a plus possibilité de révolte collective, donc de révolution, ou de reconstruction sociale. Il n'y a que révoltes et colères des uns contre d'autres uns.

Les militants que j'observe un peu partout fonctionnent comme sarkozy et consor
Ils ne s'expriment pas par jeu ironique
Ils ne s'expriment pas pour expliquer, faire réagir, questionner, amener sur une construction idéologique.
Ils s'expriment pour affirmer l'autorité d'une idéologie qui leur permettra non pas seulement d'agir (puisque dans la réalité, beaucoup d'entre eux n'ont aucun pouvoir d'action, et que leur discours est aussi une hystérie frustrée d'action) mais surtout de se construire une identité dans le regard des autres : reconnaissez moi comme individu incarnation d'une idéologie.
Moi ça me fait fuir.

On ne peut plus participer à rien si quand on arrive quelque part, si l'on est aussi doué dans l'activité de définition du groupe, que le "chef en titre" : tous les membres sont réunis dans leur égalité à la nullitude dont la jalousie est sacralisée dans la position du chef étant seul autorisé à être doué à quelque chose.
Donc les productions de groupes sont souvent, lamentables, forcément.
bon, mon échantillonnage local est particulièrement lamentable et pourrait encore être soupçonné de ne pas être généralisable.
Mais le phénomène se rencontre par d'autres échantillonneurs si j'en crois les témoignages d'autres observateurs dans mon genre : solitaires multidisciplinaires se forçant à s'inscrire dans des "trucs" par nécessité de santé mentale.

(ben oui hein, on est très cultivés mais dramatiquement seuls et totalement conscient d'avoir radicalement besoin des autres, de leur contact, de leur présence, même désagréable.)


Et tous, s'avouent plus ou moins leur impuissance à l'égard de cet état de fait social.


Alors après.
Il y'a la question d'à quoi ça risque de mener tout ça, si on laisse le champ libre à toute critique cynique :
La guerre civile effectivement
Il y'a tellement de frustration du fait de cette dépersonnalisation et de cette nullitudification des gens, que si on ne maintient pas artificiellement le discours dans une certaine lénification, on risque de voir les passions frustrées se déchaîner.


Et ce ne sont pas les gens comme moi qui vont se déchaîner, évidemment, puisque qu'on est les rares à ne pas être enchaînés. (même si on sent qu'on est totalement déterminés, comme c'est conscient, ça s'use, en les chaînes se rompent d'usure.)


En revanche, comme l'humain fonctionne en premier lieu par bouc-émissaire, on va en être les premières victimes.
D'où ma prudence à venir le moins souvent possible nulle part...
Et à rester bien planqué dans une campagne isolée.
Je dis ça avec le sourire.
Mais j'ai très peur de l'avenir.
Pas simplement parce que je n'aurai jamais de retraite , voire de toit pour mes vieux jours.

Mais simplement parce que ça va faire la même chose qu'après la défaite de la collaboration franco-nazi en 1945

Les gens sont incapables techniquement de comprendre
Et ils ne sont plus affectifs mais aveugles à l'autre : l'altérité est synonyme d'aliénité (l'autre est un alien)


Il n'y a plus d'amour : seulement du sexe, de la pulsion, de la violence, de la sensiblerie policée, de la lâcheté, de la manipulation, de la fantasmagorie.

Ils sont "Légion", cet antique personnage rencontré par Jésus, possédé par de multiples démons, disant être plusieurs, ne pouvant être enchaîné car étant enchaîné par le désert, la haine de soi.(Evangiles Luc et Marc)

mardi 3 avril 2012

L'âne et la confiance en l'autre

Ce matin il faisait froid et l'herbe était pleine de rosée mais je sens la sécheresse gagner quand même : donc en prévision des gèles j'ai recouverts le potager où dorment les semis récents de bâches pour les protéger du froid et aussi des ultra violet afin de permettre au sol de se reconstituer et faire germer les graînes.

C'est quoi le rapport : celui de la confiance dans le lendemain ainsi que l'essence des gestes simples qui permettent la vie : patience et tendresse. Faire un lit pour son potager et le sentir au chaud au sortir de l'hiver, ce n'est pas que de la projection empathique. c'est aussi du réalisme.

La tendresse et la patience sont profondément réalistes : elles viennent d'une écoute très fine de la réalité de la matière.

Et puis je suis allé ensuite me défoncer le moral en relevant mon courrier où j'espère toujours recevoir des réponses à mes mails, de toutes natures et de cibles variées, espérant la lune ou simplement un quelconque intérêt d'un complice pour gagner mes points de retraite et de sécurité sociale, voire, l'affection d'une tierce personne motivée par autre chose que mon approvisionnement de compte en banque et mon non-service sexuel.

Le net ne me fait plus beaucoup sourire : hier je répondais à Elodie à la suite d'un échange militant sur son site, combien au final je désespérais de l'état d'esprit froid et irréaliste non seulement des gens du commun, n'ayant aucune conscience politique, mais tout autant si non plus des militants récitant virilement pour ne pas dire connement, leurs catéchismes austères dont ils ne voient même pas qu'ils ne correspondent plus aux sources auxquels ils prétendent être référés.

Et là après avoir lu encore une annonce anpe qui me correspondrait bien, mais qui au clique sur "postuler à cette annonce" s'avère clôturée car le recrutement est en cours, je vais faire un tour sur quelques blogs dont celui de Jean-François.

Je découvre alors la démarche de Lucien qui s'accompagne d'un âne pour aller en pélerinage jusqu'à Bethléem. Il a 75 ans. Il est prêtre.

Il me fait penser à Louis Stevenson et son voyage avec son âne.

Pour eux aussi l'âne incarne la douceur, la sagesse, la patience.

Je ne résiste pas aux ânes.

Depuis ce souvenir d'enfance, où je me suis plongé dans le pelage et le regard d'un âne sur un marché, où j'en perdis le contact avec le monde et ma mère, puis où je m'affolais de ne plus retrouver ma mère et m'accrochais à l'âne, terrorisé par la foule, quand ça va mal, quand je suis profondément attaqué par la barbarie humaine, par l'ignominie des valeurs viriles et individualistes que nous impose le peuple et ses élites immondes, je repense à cet âne, je repense à tous les ânes, je repense à tous les animaux à poils et aux regards tendre que j'ai croisés dans ma vie et qui m'ont offert ce lien puissant à la vie qu'est la simple affection disant "je suis là avec toi partout en ce monde".

Je pense à Mistouffe, je pense à Minou, je pense à Gamin, je pense à Wapi, Je pense à LeRoux, je pense à BleuGris, je pense aux chiens qui m'accompagnent parfois sur un bout de chemin quand je coure dans la campagne, je pense à ces renards morts sur la route que j'accompagne sur leur dernière couche, je pense à ces Hérissons esseulés que je remets dans les mains de la Terre, je pense à ses chats que je borde une dernière fois, et puis mon coeur se fige dans l'horreur que m'inspire leurs assassins et me revient en mémoire la mort du Loup d'Alfred de Vigny.

Mais non.

C'est pas ça.

Je ne sens pas les choses comme De Vigny.

Moi j'ai directement terreur des humains.

Et je pleure à la lecture des feuilles de Lulu qui part avec son âne jusque dans des pays en guerre en se laissant guider par les enfants des villages sur son chemin.

Comment peut-on sentir encore un peu de confiance dans l'autre en ce monde gouverné par des ordures comme les candidats et canditates aux présidentielles des pays de toutes régions ?

Moi je ne peux pas.

C'est au dessus de mes forces.

Alors je replonge dans ce souvenir de ce regard et de cette fourrure de l'âne au marché, dans son nuage du parfum des lavandes dont il portait deux paniers.

Je retourne tout de suite dans la grâce de Mistouffe puisque c'est avec et par elle et pour elle que je vis.

Souvent j'ai pensé m'associer à un âne. Et puis je me dis toujours qu'il faudra un jour que je meure. Et que l'âne se retrouvera l'objet à vendre dans cette foule terrorisante des humains barbares et d'une cruauté infinie.

Donc non.

Après Mistouffe, je dois mettre fin à mes jours et ne pas emmener avec moi un compagnon qui ne trouvera nulle par ma bonté.

Je n'ai aucune confiance en l'humanité.

Et pourtant, et parce que cela, je coure toujours partout pour découvrir d'autres qui comme moi ne sont animés que par cette patience et cette tendresse au monde.

Je n'y crois pas beaucoup.

Mais je ne peux m'en empêcher parce que je n'ai besoin de rien d'autre que de la tendresse et de la patience de l'autre.

mercredi 28 mars 2012

Les discours du spectacle télécratique sont une honte




Il se trouve que je lis attentivement depuis plusieurs semaines les travaux de Bernard Stiegler et notamment son livre "la télécratie contre la démocratie"

Les propos qu’il tient dans cette vidéo sont remarquablement clairs pour qui est au courant de ses travaux, essentiels à la compréhension du comment le monde actuel retourne à la barbarie.

Qu’est-ce que la barbarie ?

Bernard Stiegler ne va pas nous lancer sur les discours classiques de valeurs, d’idéologies, de morales, de politiques, de partis etc...

Il va chercher directement aux racines des comportements humains et fait des synthèses des travaux en psychologie, en sociologie et en neuro-sciences cognitives pour montrer comment depuis des décénies, les capitalistes utilisent ces travaux pour abêtir, faire retourner à la bête, l’humanité, former les corps et les systèmes de comportements à l’action pulsionnelle, telle un reptile ou un animal purement automatique, programmable, un automate, un robot.

Il explique en quoi l’évènement du nouveau capitalisme, néolibéral est une destruction de la sociabilisation, de la construction des société au sens où elle était pratiquée depuis plusieurs millénaires si l’on en croit encore les dire des historiens et philosophes des régimes, idéologies et époques anciennes.

Bref
Il y a une perte totale d’humanité qui s’incarne autant dans le geste de quelques individus que dans leur utilisation par le spectacle médiatisé par les gouvernements et les personnages politiques afin de manipuller les masses dans l’objectif d’accroître ou d’entretenir ou de maintenir leurs pouvoirs individuels sur leurs territoires, qui ne sont plus seulement des territoires matériels, sociaux, mais les esprits des gens, des masses...

Bernard Stiegler n’est pas facile à lire.
justement parce que nous n’avons plus l’habitude de lire avec patience, mais avec automatisme de projection de sens

Pour suivre encore l’observation de cette allocution.
J’ajouterai que il faut observer les réactions visibles sur les visages des autres personnes présentes.
Je n’ai pas la télévision et ne connais personne par leurs visages médiatisés, ces probables acteurs dominants du spectacle télécratique.
Ce qui me frappe d’abord en tant qu’étrangé à ce monde.
C’est la plastique de ces visages : ils sont tous conformes à des modèles d’incarnation de la respectabilité culturelle dominante, de bourgeois lettrés, sûrs d’eux et de l’autorité de leur simple présence
Et puis
Bernard Stiegler se met à parler
Or lui n’a pas du tout le physique du beau gosse bourgeois lettré : un peu dégarni, lunette de besogneux de bibliothèque, dentition en pas très bon état...
Et surtout diction précise, gestes ciblés des mains, regard pointu et actif.
Et les autres commencent à perdre de leur sureté : on voit alors plusieurs regards être incrédules, étonnés, déroutés.
En fait ils ne comprennent rien à la portée et au sens de ce dont parle le camarade Stiegler, ils ne comprennent pas qu’il parle de comportement générateur de culture, de construction de sens et d’éthique génératrice d’opinion.
Bref il parle de comment on en arrive à avoir les différents discours que l’on a observés ces derniers temps.
Il ne parle pas des contenus des discours.
Il parle de comment c’est construit dans le temps au delà de l’événement et de comment l’événement cristalise ou permet de réaliser la culture, immonde, qui produit ces comportements puis ces discours.
Et ça va très loin
Parce que tout son travail c’est justement d’expliquer comment tout ça conduit à la destruction de la démocratie qui ne peut exister qu’à partir de comportements cognitifs capables de réguler, être le fruit d’une économie des désirs, donc précisément être capables de prendre du recul sur le comportement local, individuel, global de tout élément historique d’une société.

Et j’ajoute
En regardant cette vidéo
Si on nous montre les visages des autres personnages présents lors de l’intervention du camarade Stiegler.
C’est que précisément ils sont des incarnations des habitus dominants : donc on les montrent à dessein.
Ils sont l’autorité culturelle.
Si on nous montre qu’ils ne comprennent rien à ce que dit, expose, explique le camarade Stiegler, c’est qu’il faut écraser ce qu’il dit, indiquer au téléspectateur de la télécratie, que le camarade Stiegler est un imbécile qui délire.
On nous montre les autres parce que par eux, le discours de Stiegler va être déconsidéré très efficacement, bien plus efficacement que par leurs réponses verbales.
L’inconscient collectif est irrémédiablement orienté à ne pas entendre ce que dit Stiegler parce que les beaux gosses dominants le prennent par leur expression de visage pour un cinglé.
C’est comme ça que fonctionne la télécratie.

samedi 24 mars 2012

Ce matin, au jardin, la terre tourne encore

Ben voilà, il fait beau ce matin.

Et quand je suis descendu, la lumière envahissait ce paradis hors du monde pour quelques instants.

fond de jardin

Les primeveres accompagnent tout le monde partout.

primevere du chêne

Les cognassiers du fond du jardin enflammaient la verdure.

les rouges du jardin

Le bois coupé cet hiver se met à reverdir...

bois fleuri sur coupe

Et puis en remontant, j'ai croisé les bourdons dans leur danse autour du romarin qui embaume le potager

bourdon au travail

Ils sont toujours là et ça me fait chaud au coeur de savoir pouvoir compter sur eux pour le devenir de ce que je sème sur cette terre

jardin du bourdon

tout ça ensuite en repensant à une chanson de Joni Mitchell, the circle game

THE CIRCLE GAME

Yesterday a child came out to wonder
Caught a dragonfly inside a jar
Fearful when the sky was full of thunder
And tearful at the falling of a star
And the seasons they go round and round
And the painted ponies go up and down
We're captive on the carousel of time
We can't return we can only look behind
From where we came
And go round and round and round
In the circle game

Then the child moved ten times round the seasons
Skated over ten clear frozen streams
Words like, when you're older, must appease him
And promises of someday make his dreams
And the seasons they go round and round
And the painted ponies go up and down
We're captive on the carousel of time
We can't return we can only look behind
From where we came
And go round and round and round
In the circle game

Sixteen springs and sixteen summers gone now
Cartwheels turn to car wheels thru the town
And they tell him,
Take your time, it won't be long now
Till you drag your feet just to slow the circles down
And the seasons they go round and round
And the painted ponies go up and down
We're captive on the carousel of time
We can't return we can only look behind
From where we came
And go round and round and round
In the circle game

So the years spin by and now the boy is twenty
Though his dreams have lost some grandeur coming true
There'll be new dreams, maybe better dreams and plenty
Before the last revolving year is through
And the seasons they go round and round
And the painted ponies go up and down
We're captive on the carousel of time
We can't return, we can only look behind
From where we came
And go round and round and round
In the circle game

lundi 19 mars 2012

pari sur l'utilisation de morts violentes à fin de ré-élection ?

Je me pose de drôles de questions.

Ce matin, j'ai passé en revue divers sites d'informations, de courriel, d'annonces etc... comme d'habitude.

Puis je me suis mis à faire un peu de ménage, balais et aspirateur, un peu d'éponge et de chiffon avec de l'alcool à bruler, histoire de ne pas laisser les feuilles mortes du jardin, les moutons de poussières, les cendres de la cheminée, les traces de boue, les bestioles grimpeuses ou rampantes, envahir la maison, la sueur polluer le clavier du piano et pas mal d'autres bidules dans le genre.

Et puis est venue l'heure de la cuisson du riz, et de subir la radio de propagande à laquelle ma pauvre mère s'abonne tous les jours à ce moment là.

A chaque fois, je sors de la cuisine et me débrouille pour que le temps et moment de cuisson, donc d'attente, correspond à la durée de cet abrutissement assourdissant.

Et là

patatrac

Le président des français, vous savez ce peuple particulièrement machiste dont les ancêtres se sont notoirement illustrés par la plus forte collaboration populaire lors de l'occupation nazis, et pas mal d'autres opinions de soutien à des politiques coloniales en pays lointains...

semblent, je dis bien semblent, nous refaire le coup d'una bomber...

bref

il n'est pas le seul hein donc j'ai mis semblent au pluriel

Comme par hasard la même bande affiliable se relaie pour chanter son horreur de trois enfants abattus par un cinglé et les journaux de propagandes sont totalement occupés à cet événement

Pendant ce temps là

Moi je me demandais

Combien de femmes se font violer sans qu'on en cause nulle part

Combien de gens perdent leur emploi sans grande chance d'en retrouver un

Combien de gens se suicident sans que personne ne comprenne pourquoi ni ne s'en sente concerné

Combien de gens se font massacrer sans être suffisamment identifiable par une "distinction" et un habitus" fortement médiatisable

Combien de gens sont délogés avec le retour du printemps et ne retrouveront pas de toit

Combien de gens sont tués sur les routes

Combien de gens se détruisent dans l'alcool et les drogues

Combien

Combien

Combien

Sont-ils à être les victimes de la misère générée par les ambitions de ces gens de pouvoir dont la seule crainte est de ne plus être légitimés par les croyances populaires de tous ceux qui croient fièvreusement au spectacle épouvantable qui leur est servi tous les jours par les moyens d'abrutissements sensoriels totalitaires jouant sur leur bêtise et leur fainéantise intellectuelle ?

Parce que ce qui me parait évident, c'est que ce massacre là tombe pile poil après plusieurs manifestations réussies de personnages politiques montants comme porteurs des voix écoeurées par les responsabilités criminelles des gens de pouvoir sur les misères réelles.

samedi 17 mars 2012

Paradoxe du contournement de la censure et du filtrage anti vilains sites

Voilà

L'idée au départ, c'est de pouvoir avoir accès à des sites politiques vachement engagés très anti-france, anti-mecs, anti-cons et tout quoi hein du genre de ce qui est vigoureusement combattu par l'empire us et sarkozy et lepen sa copine mais aussi le ps, eelv et le modem, vu que c'est les mêmes en un peu plus polis.

Donc, j'ai trouvé une piste chez Linux Manua qu'a souvent des tas de recettes de cuisine intéressantes qu'il partage avec tout le monde malgré que la majorité des utilisateurs du symbole de la réussite capitaliste de l'empire pensent que les linuxiens ne sont que de vilains sectaires prises de têtes et tout et tout quoi hein.

Donc l'article de Linux Manua expose une façon astucieuse de contourner la censure des fournisseurs d'accès internet à la solde des gouvernements.

Sauf que quand même je remarque un truc dans l'article : le serveur de DNS qui donc ne filtre rien et ne censure rien est aussi celui du maître second du monde.

Donc méfiance.

Mais juste après, il parle de Open DNS qui lui offre un truc intéressant pour les gens qui veulent protéger leurs enfants des sites ignobles genre pornographie mais aussi front national, ump, eelv, ps, modem etc... et strictement les orienter vers les archives marxistes pour par exemple les documents historiques pour leurs devoirs d'histoire. Bon y'a d'autres exemples hein.

Non parce que en fait hein, la liberté d'expression c'est surtout celle de la majorité des gens qui sont fatalement aussi des connards vu que dans toute espèce animale il y a plus de connards que d'autre chose. Ce que d'ailleurs les gouvernements démocratiques traduisent très bien en étant uniquement intentionnés par les valeurs des plus connes et parmi les gens de leur peuple émergeant avec le plus de succès dans ces valeurs immondes de connerie.

C'est logique : il faut se protéger de la liberté d'expression des gouvernements donc des connards en se fabriquant sa propre censure quand on a fait l'immense connerie dans ce monde de faire des enfants.

Donc voilà

Open DNS vous propose de vous faire un compte chez eux et vous offre un système de filtrage dont le paramétrage est personnalisable par vous-même de sorte que vos enfants ne tombent jamais sur les sites sexuels et umpistes par exemple.

Bon, évidemment, moi j'ai pas d'enfant, et je ne clique jamais sur des liens, forts rares dans ce que j'obtiens en faisant des recherches prudentes, présentant un caractère phallique ou sexuel très forts comme un site du front national par exemple. Donc je ne peux pas vous expliquer comment paramétrer le truc d'Open DNS hein.

Mais retournez voir sur le site de Linux Manua et posez-lui des questions. Il est gentil Linux Manua, ça lui fera de la conversation.

jeudi 15 mars 2012

Lindsey et John : Karma Police de Radiohead et autres jolies fleurs chantées

Décidément, à chaque fois que je cherche ce que fichent Lindsey et John, je découvre des trucs de RadioHead avec des textes plein de profondeur

Donc voilà hein de quoi méditer un peu

Bon en prime je mets le texte que j'ai trouvé :

Karma police, arrest this man
He talks in myths
He buzzes like a fridge
He's like a detuned radio

Karma police, arrest this girl
Her Hitler hairdo is
Making me feel ill
And we have crashed her party

This is what you get
This is what you get
This is what you get when you mess with us

Karma police
I've given all I can
It's not enough
I've given all I can
But we're still on the payroll

This is what you get
This is what you get
This is what you get when you mess with us

And for a minute there, I lost myself, I lost myself
Phew, for a minute there, I lost myself, I lost myself

For for a minute there, I lost myself, I lost myself
Phew, for a minute there, I lost myself, I lost myself

nan et puis tiens, pendant que j'y suis de petite découverte parmi les reprises de ces deux musiciens

une spéciale dédicace pour les deux coeurs brisés là ...

tiens pis j'ai trouvé ça aussi pas mal non plus

bon

je mets pas les textes à chaque fois, mais en gros je pourrais comme que c'est quoi qu'est-ce que je fais en même temps que j'écoute hein pour mieux comprendre. on trouve même des traductions de tout ça en french...

donc voilà

mardi 13 mars 2012

Fukushima et les variations Goldberg

ben voilà

j'ai suivi ce lien depuis un autre site qui causait du travail d'une artiste japonaise se proposant de jouer les variations Goldberg en mémoire de la catastrophe de fukushima

http://au-cabaret-du-bon-dieu.blogs.la-croix.com/remi-masunaga-la-musique-de-bach-pour-fukushima-un-an-apres/non-classe/2012/03/13/

c'est curieux ça ce choix de cette pianiste de jouer les variations Goldberg...

ça tombe pile poile dans ce que je me remets à étudier patiemment. je n'ai jamais étudié plus loin que les neuf premières variations Goldberg. c'est énorme pour moi, très long. pas toujours difficile techniquement. mais très long à mémoriser. faudrait faire plus de trois heures de piano par jours tous les jours, et je n'y arrive pas. tout seul, sans jamais avoir eu de professeur vraiment motivant, j'arrive quand même à faire de jolies choses. mais c'est pas suffisant.

et puis y'a un truc : j'ai l'impression de me renfermer dans mon petit paradis pas si confortable que ça

et là

cette pianiste, elle, elle avale les trente variations et quelques autres pièces pour les offrir en prière de solidarité à ses compatriotes victimes de l'imbécilités des puissants qu'ils continuent à vénérer... peut-être un peu trop assoupis par les litanies de prières...

non, parce que quand même hein

faudrait arrêter de gober ce genre de gestes, il me semble, quand on prétend être indigné par ce genre de catastrophe...

parce que l'artiste hein, elle va se faire une publicité terrible et vendre son travail et faire croître son capital de respectabilité sociale

mais les puissants continueront à faire des ignominies tout en écoutant les variations Goldberg récupérées par les habitus de leur classe dominante.

et le commun des mortels, continuera à écouter des artistes de variétés médiatisées plus ou moins officiellement, avec des paroles d'une niaiserie équivalente, révoltées ou pas, à celles des prières à l'indiscible dans lequel ils se réfugient tout en se soumettant à la loi du silence et la vénération des autorités...

donc voilà hein, moi je me dis que ça va pas du tout ces artistes là qui se la joue solidaires avec des peuples incultes cautionnant par leur silence autant que leurs fausses révoltes, la hyéarachie des puissants... à laquelle ils aspirent tous en fait...

là il fait beau. hier soir je suis allé me faire un bon djogging

j'ai croisé sur le retour le voisin paysan chez qui je vais chercher du purin pour préparer la terre de mon potager.

on a causé : ben c'est simple, c'est comme ça qu'on organise à notre niveau notre solidarité sociale, en se donnant des tyaux chacun sur son domaine, en se rendant des services, en se souhaitant simplement bon courage.

et aussi, le soir, je retourne à mon clavier et je continue à travailler patiemment des pages de bach malgré mes difficulté de lecture musicale. ben oui hein, c'est comme de mélanger de la terre à du fumier, ça demande du temps et de l'effort. en plus moi, j'ai jamais eu de copain pour m'apprendre à comprendre l'harmonie musicale hein. ni de professeur. fallait du fric, et y'en avait pas. donc je besogne à la bèche dans le jardin, et avec les yeux et les mains entre les partitions et le clavier.

j'vais pas obtenir de capital de respectabilité sociale avec ce que j'arrive à jouer, ni avec les sympathies de mes voisins paysans.

mais j'aurais évité de faire croire à des gens à des milliers de km de là où je vis qu'ils s'en sortiront en écoutant ma musique

et j'aurais simplement vécu la vie simple et tranquille avec les quelques complicités pratiques de voisinage, tout en étant capable par ailleurs d'analyser le fonctionnement du monde, en reconnaissant que par exemple toute la chaîne des éléments intervenant dans ma possibilité d'écrire sur ce site, de faire du piano chez ma mère, de préparer la terre de mon potager, est une formidable fourmilière d'acteurs liés au delà de toutes les frontières par des nécessités pratiques et communes : se loger, se nourrir, se soigner, s'instruire, pratiquer ses talents et entretenir son plaisir d'agir avec son corps et sa sensibilité, donc s'aimer et être aimé, en toute simplicité.

ça m'intéresse pas de jouer les variations Goldberg pour qu'on les écoute en me diasnt "waou, qu'est-ce que tu joues bien..."

en revanche, ce qui me fait très plaisir, c'est quand on me demande comment on peut se mettre à jouer du piano sans professeur, sans explication harmonique, juste avec des partitions, sa sensibilité et son affection.

ça me fait aussi plaisir quand quelqu'un, à partir des partitions que j'explore m'explique un truc d'harmonie qui m'aide à mémoriser les gestes, produire la musique.

alors maintenant, certes j'aimerais bien avoir les moyens d'organiser là où je vis, la production d'électricité collective sans le nucléaire et les merdes qui enrichissent les salauds du monde, l'assainissement des eaux usées en addéquation avec les conditions locales, l'organisation de la distribution de l'eau dans le coin, et plein d'autres trucs. à certain machins, je peux participer de part mes connaissances techniques, à d'autres simplement parce que je suis encore valide physiquement pour faire des travaux...

mais voilà

c'est pas comme ça que ça marche. y'a pas que les artistes qui ne vendent leur travail que par pur orgueil et recherche de croissance de leur capital de respectabilité sociale : y'a tous les gens qui sont propriétaires de ressources et de moyens de productions et dont le pouvoir tient au réseau qu'ils entretiennent de pouvoir réciproques les uns sur les autres : l'économie, c'est pas une histoire de marché et d'offre et de demande. l'économie c'est un système d'affiliation de pouvoirs et de dominations et de soumissions réciproques à des habitus. et à tous les niveaux, personnes ne fait ce qu'il veut. tout le monde concours à la fierté de l'autre en échangeant des dominations et des soumissions réciproques. avant de lire Marx, il est important de lire Ricardo par exemple.

y'a longtemps que des gens l'ont expliqué sous différents angles... avec beaucoup de succès quant à la récupération de toute sagesse afin de donner une légitimation à un élu de la hyérarchies de la pyramide des compromission.

que reste-t-il à faire : éteindre son poste de radio, de télévision... et aller voir son voisin

là je vais chercher du fumier.

dimanche 11 mars 2012

Libère-toi et fous nous la paix

pour revenir sur ce que disait pupuce
je cite
"tu seras libéré le jour où tu parviendras à t'aimer toi même sans en avoir rien à secouer que quelqu'un partage ça avec toi."

c'est classique ça comme truc
y'a pourtant un truc là dedans qui me semble énorme et qui échappe, probablement à dessein à tout le monde.

c'est que c'est une autre façon de dire à quiconque de n'attendre rien d'autrui

c'est une façon d'exprimer un prérequis non dit selon lequel l'humanité est composée d'individus n'ayant rien à attendre les uns des autres.

ça me semble être un constat d'auto-misanthropie bien pire que celle des gens comme moi qui disent ne pas aimer le monde humain compte tenu de ce qu'ils en observent ainsi que de ce constat qu'ils sont originellement peu appréciés par leur prochain...et ça noie le poisson dans l'eau en plus.

donc y'a un truc qui me semble ignoble dans ce non dit : c'est que ce sont précisément les gens à qui personne ne dira, avec un arrière fond de reproche, de s'aimer soi-même, qui se reproduisent, qui vivent d'aventures en aventures sexualo-sentimentalo-familialistes... et reproduisent ce monde dans lequel il ne faut rien attendre d'autrui, pas un iota de lien dynamique émergent pondéré, c'est à dire de l'affect de préférence attractif...

bref
dire à quelqu'un qu'il ne sera libre que quand il s'aimera tout seul en se foutant de la non affection d'autrui, ça revient à lui dire que l'humanité ne s'aime pas elle-même et qu'elle lui ordonne d'aller se foutre tout seul.

or même les gens qui ont réussi leur suicide s'aimaient quand même et souvent, ils ont fait ça justement parce qu'ils ne pouvaient plus se laisser souffrir comme ça.


et puis sans dec, mis à part ceux qui ont entièrement intégré l'éducation masculine... (éducation à l'orgueil et à la haine de soi)

moi en tout cas, j'aime la tendresse de mon corps et je ne supporte pas de le laisser aller à la déchéance. et jamais je ne pense d'abord à ce que pourraient en penser d'autres : je le ressens comme étant ce que je suis. et je n'ai rien d'autre que ça pour sentir la vie. donc voilà hein. après y'a la liberté : ben j'y crois pas un iota.

Je suis mon propre déterminisme. donc je n'ai aucun libre arbitre ou liberté. je me suis construit en interaction avec le monde et par le monde, celui que j'ai ressenti depuis ma propre personne ne pouvant être ailleurs que là où j'avais les pieds.

alors ensuite y'a eu l'expérience des nombreux retour-en-boucle des multiples regards des autres sur mon corps et ses expressions

et là ça commence à devenir simple : la chronologie matérialiste fait que je ne pré-existe pas au monde, donc aux autres, j'arrive quelque part. eux se disent que j'arrive après eux. ben non, ils étaient là avant...

etc...

et donc y'a pas de liberté

même dans leur indifférence à tout ça

bon, je sens l'odeur de la cuisson des patates
faut que je retourne à la cuisine...

ajout après le passage de pupuce

y'a autre chose que ce simple constat réaliste

quand les gens disent à quelqu'un d'autre de d'abord s'aimer soi-même, ils partent de l'implicite que l'individu en question ne s'aime pas

dans la quasi totalité des situations, ils répondent à quelqu'un qui leur offre de l'affection ou qui sont dans la démarche de jésus.

ils leur envoient le crachat dans la gueule qui ne dit pas ce qu'il est : je veux pas t'aimer, aime toi toi-même et fous moi la paix connard

ils expriment en fait leur projection commune de haine les uns des autres... et en fait d'eux-mêmes

sur le moment quand on prend le aime-toi toi-même dans la gueule, on est scotché : mais il faudrait répondre : parce que tu t'aimes toi-même ?

mercredi 7 mars 2012

auto-censure suite : danse de plume n'est plus

Voilà

c'était trop gentil et trop énorme

donc j'ai effacé tous les fichiers du site

donc danse de plume n'est plus

personne ne s'en apercevra et ça va pas empêcher les gens d'élire sarkozy pour la seconde fois, de continuer à manger de la viande dégueulasse à grand renfort de souffrance animale, de bouffer des merdes destructrices des système bactériens, d'acheter des gadgets fabriqués par des armées d'esclaves rêvant de devenir maître à la place des maîtres

etc...

moi je reste dans mon jardinhiver01.JPG

mardi 6 mars 2012

le jeu de l'auto-censure

ça me prends pas comme une envie urinaire quand même.

ça me trotte dans la tête depuis longtemps

J'ai expérimenté plein de discours différents, avec à peu près le même fond d'opinion et de contenu.

Je faisais tout ça initialement pour tenter de rencontrer et d'échanger avec des gens un peu cultivés et éventuellement intelligent, ce qui ne se découvre que sur le long terme.

ça ne marche pas : j'ai découvert plein de gens ayant beaucoup d'idées apprises mimétiquement et socialement mais pas construites et se révélant en fait très indigents dans l'échange de commentaires.

Or l'intérêt du blog, c'est la possibilité des commentaires.

Et souvent en fait, surtout au tout début, sur des plateformes gratuites à l'époque comme hautetfort, dès qu'on écrit un peu en dehors des contenus médiatisés électroniquement, on se fait massacrer par des professionnels du massacre.

Alors on s'auto-censure, pour ne pas se faire briser le coeur.

Et puis on aprend à ne plus aller là où on risque d'attirer beaucoup de lectorat indigent : donc on fabrique son site sur un hébergement indépendant, gratuit ou associatif ne dépassant pas les 20euros par an.

ça marche un temps : on est tranquille et y'a pas grand monde qui commente

Mais la frustration est immense

Alors on cherche un peu la bagarre partout sur les sites des autres en commentant tous les soirs jusque tard dans la nuit sur des tas de sujets en laissant à chaque fois une trace à suivre pour aller vous lire ailleurs.

Et ça semble quand même donner des résultats, mais bof, autre déception : les commentaires sont terriblement convenus ou au contraire, retour des nuls et des emmerdeurs.

Mais là on a son site et son CMS à soi : et on peut l'administrer comme on veut

Et on découvre la joie de la censure : yark, yark, yark, on élimine à bras racourcis les nuls qui reviennent quelque temps

Et là

Autre frustration : au bout d'un certain temps, y'a plus personne à éliminer.

Donc on se dit qu'il faut écrire du gentil tout beau pour attirer du gens pas con et méchant. et on découvre la joie de l'hypocrisie d'expression. on s'amuse avec les convenances de "tout le monde il est contestataire du système". on y met sa teinte à soi.

Là ça marche un temps évidemment. jusqu'au jour où on attire des gens qui croient vraiment à leur machin et qui s'énervent, parce qu'on continue de son côté à faire du neuneu original.

Et puis on s'aperçoit un jour que l'on a pris la très mauvaise habitude d'écrire aussi nullement que tout le monde comme si on parlait comme un djeune : vous savez ces minables qui ne sont que les marionnettes de l'orgueil de leur parents et des manipulateurs du marketing général ... faut surtout pas y toucher ! c'est sacré ! c'est les enfants des autres ! ils ont tous les droits.


Donc on se met, avec l'auto-censure, à parler et écrire comme eux : on se relit. Et on découvre lors de la comparaison avec ses écrits d'il y a dix ans, combien son vocabulaire, son bagage conceptuel, ses pistes idéologiques se sont appauvries voire taries !

Alors que faire ?

Parce qu'à la lecture de tout ce qui se publie massivement sur la toile électronique, puisque l'on n'a rien pour vérifier l'étendue de la barbarie télévisuelle, juste un aperçu avec les quelques films qu'on téléchargeait du temps de meagupload, on se doute bien que de faire des efforts pour produire de l'enrichissement culturel, ça revient strictement au même que de se montrer polyvalent et polydisciplinaire aux yeux d'un recruteur d'employeur ! c'est la porte assurée avec regard méprisant et vocabulaire haineux.

C'est beau le peuple dont émerge ces recruteurs d'employeurs qui sont tous âgés de moins de vingt ans que soi et comme par hasard sont des djeunes, allant en boite, fumant de la dope, baisant en changeant de partenaire tous les mois, divorçant tous les cinq ans, faisant des gosses sans les torcher et se répandant dans les caniveaux, et abandonnant ses hamster, cochon d'inde, chats, poisson rouge, chien, perroquets, à chaque déménagement précipité à la suite d'un tapage nocturne encore plus bruyant que ceux des voisins.

Tenez : là je viens de faire un essai de non-auto-censure.

En faisant exprès de mettre des trucs qui vont ulcérer les gens de gôche comme de droite : ils sont tous djeunes ou on été djeunes, ou s'imaginent l'être encore, ou en ont produit. En plus ils baisent parce que c'est un droit obligatoire, ils font la fêtes parce que c'est un droit obligatoire, ils vont au cinéma parce que c'est la survie obligatoire de la culture, ils ont des zanimaux domestiques qu'ils zabandonnent jamais pensez-vous, ils sont effrayés par le sida, et eux les recruteurs s'arrachent la chemise pour eux mais ils refusent parce que le recruteur est incompétent et ne connait pas la convention collective de leur métier qui rend obligatoire de les payer à un certain taux. Eux ils ont toujours eu suffisamment de talent pour se faire payer, même dans les années 1980 autrement qu'au smic et ils ont fait les sacrifices pour ça.

Là je ne m'auto-censure pas du tout ! Et bien cela ne va rien du tout changer à ce que je vais observer sur mon site piwik d'observation statistique des visites de mes sites. Il ne va venir personne d'autre que jean-françois comme d'habitude, qui sera le seul à me faire un petit bonjour. Les zôtres, ne vont même pas se marrer : ce que je vois dans le site piwik, c'est qu'ils cliquent juste sur le lien venant en général du blog d'Héloïse qui m'a mis dans sa blogroll, ils tombent sur la première page, et ça dure juste 5 secondes grand maximum, Donc qu'ils n'aillent pas prétendre avoir lu quoi que ce soi.

Tout cela pour dire quoi au juste : que constatant tout cela, je me suis dit que j'allais faire un blog uniquement pour me forcer à ne parler que de ce que je trouve souriant dans ma vie. Pour que la thérapie marche, il faut que ce soit publique, autrement c'est très facile de faire ça sur sa propre machine sans que personne ne le voit. mais ça correspond à la politique de l'autruche. non.

Là il faut vraiment s'engager dans une stratégie de recherche d'idées simples et souriantes : donc je parle de mes fleurs, qui dans mon jardin sont essentiellement des primevères, de mes arbres, là c'est un peu plus varié, des oiseaux du jardin, de Mistouffe et du chat qui squatte et dérange énromément Mistouffe et du coin de ciel bleu entre les nuages de chaque journée.

Est-ce vraiment de l'auto-censure ?
Oui.
Avec ça je sais très bien que je ne vais jamais atteindre le but que je me donnais il y a 10 ans avec mon premier blog.

En plus, je suis né avec un déterminant génétique me condamnant de par l'essentialisme sexiste du peuple, à devoir m'exprimer avec des sujets masculins tels que la drague, les voitures, les sports médiatisés, la politique, les vedettes sociales etc... et ça ne me concerne pas.

Donc je ne vais pas m'attirer non plus des complicités féminines puisque je ne suis pas une femme, juste éventuellement un peu de curiosité de leur part.

Le cas de jean-françois est exceptionnel parmi les hommes. donc il n'est absolument pas représentatif de ce que sont les hommes de part le formatage de leur modèle culturel : des cons, mais alors des connards puants.

Ceci dit les femmes ne sont pas franchement mieux : c'est quand même elles qui couchent avec ces connards en priorité pour avoir une progéniture quand ce n'est pas plus. Donc pour faire preuve d'autant de mauvais goût et d'égoïsme faut pas franchement avoir été moulé par un modèle culturel très brillant non plus hein. Mais quand même. souvent je m'accorde mieux avec leur centre d'intérêt culturel formaté.

Donc je gardais jusqu'il y a une dizaine d'année un certain espoir de développement de vie sociale. et je me disais qu'avec un bon apprentissage du fayottage social, je devrais sortir de mon isolement.

Et là encore, ce n'est pas que ce ne se soit pas produit : c'est que les liens établis avec les personnes rencontrées épistolairement, se soient avérés très décevant sur la durée. ça ne dure jamais : au début on accroche sur un sujet. Et puis on développe sur le sujet et ses liens. Mais ça s'épuise vite. et puis on découvre que l'autre, dans la quasi-totalité des cas, ne fait que reproduire des idées auxquelles il ou elle s'identifie par conformité sociale. Mais n'est pas capable par exemple d'expliquer le cheminement de construction de ses idées. C'est là que ça me fait déchanter. que la personne ait telle idée, est une chose. Mais ce qui m'intéresse vraiment, c'est comment elle en est venue à cette idée.

Et là, ça ne vient jamais.

Alors il y a toujours la lancinante question de savoir si l'objectif c'est d'avoir des liens sociaux à tout prix, ou de construire sa pensée de façon patiente et rigoureuse.

La deuxième chose est ce que je fais de toute façon avec tous les inconvénients, incertitudes, échecs, que cela comporte, car je suis comme ça depuis mon enfance.

La première chose aussi est quelque chose que je poursuis depuis mon enfance sans jamais y réussir et en atteignant quelque chose de contraire à son objectif initial : au lieu de me trouver un groupe de confort affectif, je renforce l'image que je ressens d'une espèce animale déplorable et détestable qui me fait sentir la vie dans le monde humain comme un enfer.

J'ai bien pensé à arrêter toute publication de site sur internet et ne plus aller à la pêche aux conversations sur les sites des autres. ça ne marche pas car par ailleurs je vis dans un désert social depuis cinquante ans. Et que chaque jour il me faut me trouver une occupation de l'esprit tourner vers l'échange et l'attente de répondance. je ne fais donc qu'entretenir une frustration anthropologique profonde.

Mais là, juste là, je me suis bien défouler à ne pas m'auto-censurer.

dimanche 4 mars 2012

Même en hiver, la vie coule comme une rivière de lumieres de matières

C'est simple

c'est là

c'est tranquille

et j'aime ça

hiver01

et là

des petits cris de joies simples

primevere01

primevere02

jeudi 1 mars 2012

Histoire de tenter d'échapper aux mailles du filet internet

Bon, alors il semblerait que cela puisse finir par devenir dangereux d'aller faire ses courses avec le moteur de recherche monopolisant 85% (chiffres officiels partout indiqués) des recherches sur le net.

Google, Gmail...

tous les gadgets inventés par des cons enfantés par le consummérisme spectaculaire de l'individualisme libertarien capitaliste (ça va là ? c'est pas trop lourd ?) seraient en fait de vastes entreprises de soudoiements des populations en leur faisant croire à la liberté d'expression et en leur intérêt de client roi afin de collecter tout, absolument tout dans le détail, de ce qui constitue leur vie intîme publique psycho-affective

bref : maître du monde avec la complicité d'une population d'esclaves amoureux de ses chaînes.

ça fait un bail que je dis à tout le monde que c'est bien beau de se dire de gauche, anarchiste ou communiste, mais continuer à utiliser des trucs comme windows et compagnie, c'est une grosse contradiction utilisée par le système pour se fouttre de la gueule des contestataires à la manque qui continuent d'élire des pourris en costard tailleur cravate.

en fait, si les gens restent encore avec windows, je suis convaincu que c'est par : a) fainéantise, b)connerie c)soumission hypnotique à la propagande dominante d)grégarité e)inculture analphabète

etc...

Donc moi hein

sur la nouvelle machine offerte, ça y est j'ai éliminé windows que je n'ai en fait même pas pris le temps d'aller explorer.

à la place, j'ai un linux debian pas bien compliqué à installer avec tout ce qu'il faut.

et puis après il y a les mauvaises habitudes rencontrées dans plein de situations administratives : inscription à la caf, la cpam, la msa, l'anpe etc...

d'abord j'élimine progressivement de toutes mes inscriptions mon adresse mail de chez google

je remplace par des trucs plus simples et moins prétentieux. genre free et laposte sauf que ça m'amène plein de spam.

donc au final, j'ai cherché un fournisseur d'adresse mail qui fonctionne bien

http://www.mailoo.org

voilà

il faut vider régulièrement sa boite et comme ça on contrôle tout. tout est très bien expliqué sur le site pour la configuration du logiciel recevant le courrier sur la machine.

ensuite y'a les moteurs de recherche

donc j'enlève google de tous mes liens

et je remplace par

http://duckduckgo.com/

et

https://www.ixquick.com/

et http://www.seeks.fr

les navigateurs ont pris la très mauvaise habitude de nous mettre un lien automatique sur la page de google pour "rechercher sur le web"

j'élimine le lien, ou le marque page dans la fenêtre des moteurs de recherche de firefox et des navigateurs issus de son moteur : iceweasel et autres

en se connectant sur la page de http://duckduckgo.com et de https://www.ixquick.com on a la possibilité d'inégrer dans la fenêtre des moteurs de recherche ces nouveaux moteurs de recherche.

à priori, d'après ce que j'ai lu sur plusieurs sources, ces deux moteurs sont actuellement les seuls à ne pas jouer aux maîtres du monde, en traçant comme les autres les requêtes et les caractéristiques des machines qui s'y connectent, tout en étant reconnus comme très efficaces dans leurs réponses aux requêtes.

après quelques essais sur différents sujets, ben je suis très satisfait des trouvailles... donc ça va hein

évidemment, j'ai pas cherché de films pornos rares ou de vidéos d'obscures artistes sado-masochiste-romantique hurlant sa révolte dans son garage...

bon, alors, j'avais déjà fermé toute inscription, de façon définitive, à des conneries genre facebook, twitter, forum de discussion bourré de publicité et pollués par des jeunes imbibés de télévision, de jeux vidéo et de cinémasexualoguerrier. (j'ai jamais aimé les jeunes même quand j'avais leur âge : ils sont les objets de valorisation égoïstes de leurs parents et ça les rend encore plus orgueilleux et inconscients, prompt à imiter et pomper n'importe quel rêve de grandeur manipulé par des ordures... auxquels ils chercheront pour beaucoup à ressembler). 

me reste encore des inscriptions stupides à des saloperies comme viadéo, linkedline etc... ben oui hein. j'ai expérimenté tout ça pour vérifier les mensonges qu'on nous sert à propos de la recherche d'emploi et le "développement de carrière".

ça défoule

waou...

Bon, pour les recherches géographiques j'ai oublié d'indiquer l'alternative très bien faite à google aussi hein

Il s'agit de OpenStreetMaps

http://www.openstreetmap.org/

ça marche très bien et c'est des vraies cartes hein...

mercredi 22 février 2012

ça va mieux docteure ? vous êtes sûre ? super !

Je suis dans une sorte d'avion ressemblant aussi à une salle de spectacle.

Les passagers sont tous sur de larges rangées de fauteuils qui s'échelonnent sur des gradins montant légèrement. Mais c'est bien une pièce dans un avion.

Et je croise dans les couloirs une femme qui semble chercher comme moi sa place. Nous nous connaissons déjà.

Elle me dit que c'est d'accord, que je corresponds à ce qu'elle cherche depuis longtemps et que ça va comme ça.
Elle est blonde, cheveux longs et coiffés, fine, cultivée et intelligente, au moins la quarantaine sans que je puisse dire son âge.

Nous nous décidons donc à chercher une place côte à côte dans les fauteuils vers l'avant de la pièce. et nous nous installons.

je m'aperçois alors que j'ai oublié ailleurs des affaires qu'il faut que j'aille chercher. Et je me retrouve dans une sorte de dortoir où dorment des gens.

Je cherche mes vieilles chaussures de jogging et d'escalade. j'en trouve une de chaque paire et cherche les autres.
Les gens commencent à se réveiller et à n'être pas contents de ma présence pourtant silencieuse. Un homme se réveille très énervé pour me dire de foutre le camp. Et je ne sais comment lui dire ce que je cherche. Je cherche encore et trouve alors, au dernier moment dans la colère du type, mes chaussures sur la tablette au dessus des lits alors que je l'avais déjà explorée.
je ramasse mes chaussures et repars vers la salle de l'avion.

Mais je me retrouve d'abord dans un espace immense, comme un très grand escalier dont les marches sont des tiroirs et des présentoirs de vêtements. La plus part des articles sont féminins, souvent de laine et très colorés, avec parfois de la dentelle et des broderies de toutes les couleurs. Je suis très tenté par tous ces vêtements.

Je descends les marches qui sont des tiroirs ouverts, en posant précautionneusement les pieds sur les bords des tirrois pour ne pas abîmer les vêtements. je croise la vendeuse de cet immense magasin-escalier en descendant. Et elle me propose des modèles. mais je suis hésitant. je me dis qu'il ne faut pas que je désire ça pour moi. et je pense à la femme rencontrée avant. et je réponds à la vendeuse, que je suis embêté car je ne connais pas sa taille.

Alors je me retrouve dans la salle de l'avion cette fois.
j'y retrouve la femme rencontrée. Et nous sommes tout content de nous retrouver. Elle me fait penser à ma soeur et je vois alors ma soeur à sa place.

samedi 18 février 2012

Autre souvenir, autre temps, et maintenant... joyeuse résistance

Bon

Hemingway avait écrit quelque chose dans sa langue.

y'a donc un éditeur plein de fric et de pouvoir qui s'arroge l'exclusivité, en langue française, de publier une unique traduction, et donc unique interprétation, du travail initial d'Ernest Hemingway.

Et l'éditeur plein de pognon et de pouvoir oblige un nouvel interprète de cette oeuvre à retirer du marché, des autoroutes de la culture son TRAVAIL d'interprête des langues et des oeuvres...

C'est toujours pareil hein : le TRAVAIL c'est deviendu un très gros mot du fait que ça coûte cher.

Ben oui hein, où iront donc ces gens hyper puissants si des tas d'interprètes de langues vendent leur TRAVAIL à qui voudra bien leur faire l'honneur d'une reconnaissance vivrière ?

Donc évidemment, ils peuvent pas laisser un TRAVAILLEUR faire connaître et encore moins vendre le fruit de son TRAVAIL qui devrait lui permettre de participer aux TRAVAUX de l'ensemble de la population qui comme lui a besoin de se loger, de se nourrir ET DE SE CULTIVER...

bon

un Kamarade internaute propose donc de partager le TRAVAIL de François Bon en mettant en ligne sa Traduction de l'oeuvre d'Hemingway

Quelque part, ça me choque par la gratuité du truc : on véhicule gratuitement ce qui mérite salaire.

Mais d'un autre côté

Il Faut Faire Connaître l'existence d'un Travail qui sans ce partage gratuit tombera aux oubliettes pour la plus grande joie d'ordures en costard cravate noir.

donc je relaie la proposition du Kamarade internaute dans son article en mettant ici le lien vers le fichier qu'il propose à tout le monde.


Trouver les bons souvenirs avant de mourir

Ben c'est simple, je pense souvent que je vais mourir. Et qu'il faudra pour accepter ce moment final garder en mémoire des souvenirs particuliers dans lesquels j'ai été heureux, bon, juste.

Pas si facile.

Je me souviens de cette classe de quatrième, dans un collège de zep parisienne. J'étais maître auxiliaire en mathématique. Je ne suis pas mathématicien de formation, mais on prend les gens sortant de formations scientifiques sur des remplacements de profs de maths.

Donc j'avais plusieurs classes comme ça, avec des enfants souvent durs à vivre, ou avec de lourds passifs socio-culturels.

Il y avait notamment ce groupe d'élèves très variés en personnalités, dons, sensibilités, activités sociales et culturelles. Ils avaient la réputation de ne pas être spécialement doués scolairement. Je m'entendais assez bien avec eux. Je leur transmettais mon savoir faire de bricoleur de maths appliquées aux problèmes classiques de la vie quotidiennes ainsi qu'à partir de ce qu'indique les manuels. Ils n'avaient jamais eu à faire à autre chose que des démagogues pratiquant le jeu comme pédagogie, par lequel on ne retient rien mais on passe le temps... et devient téléspectateur de la vie...

C'était pas facile.

Un jour, ils avaient du mal à s'y mettre, mais ne chahutaient par spécialement. Je sentais qu'ils m'aimaient beaucoup et avaient tout simplement besoin de quelque chose.

Une fille de la classe m'a coupé dans mes exposés de correction d'exercice pour me demander si j'avais des amis.

Je me suis retourné avec une grand sourire en leur demandant pourquoi ils avaient l'impression que j'étais si seul.

ça les a un peu dérouté.

Et ils ont commencé à répondre chacun avec cette maladresse particulière de gens qui n'ont pas l'habitude qu'on accepte l'expression de sa sensibilité intime.

Je leur répondais simplement comment je vivais effectivement très seul, entre ma vie d'étudiant thésard le soir dans un laboratoire de géochimie, mes entraînements de tai chi chuan, mes trajets avec mon vieux vélo qui est aussi mon meilleurs ami depuis toujours, mon piano... et que ben oui, ils avaient vu juste...

Une autre fille a alors coupé tout le monde en disant  :

mais booooonnn, arrêteeeeez... z'avez pas compris qu'on est ses seuls amis...

J'en ai encore les larmes aux yeux.

tout le monde s'est tu.

j'ai fait un grand sourire avec les yeux mouillés et puis je leur ai dit

bon... d'accord... on se remet au travail ?

et ça a été un instant inoubliable.

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